.... ou bien  "LA REPONSE DU BERGER À LA BERGÈRE"

ou bien  "De LA MARMOTTE à LA ROMAINE"  :

  

article de Jacqueline, la Romaine

 

C'est un jeu : qui dit mieux ?

(même pas vrai, ce n'est pas un jeu ! Rire !

juste de rebonds en  rebondissements !)

 


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"Farnace, fils de Mithridate, a succédé à son père et règne sur Ponte.


Vaincu par Rome, chassé de la capitale de son royaume, Heraklea, et certain de ne jamais réussir à s'en venger, il ordonne à son épouse Tamiri de tuer leur fils et de se suicider avant que d'être capturée par l'envahisseur.


La soeur de Farnace, Selinda, est déjà captive d'Aquilius; elle le séduit, ainsi que le capitaine de Berenice, Gilade, dans le but de les opposer à mort et de servir ainsi la cause de Mithridate.


La mère de Tamiri, Berenice, reine de Cappadoce, s'est alliée au général romain Pompeo et souhaite plus que tout voir son gendre mort.


Tamiri cache son enfant dans la Pyramide Royale, et se trouve arrêtée dans son geste suicidaire par sa mère.

 

Berenice envoie une brigade à la recherche de son gendre qu'elle hait. Celui-ci, abattu, songe au suicide lorsque Tamiri le rejoint. Il désapprouve sa désobéissance, si bien qu'elle feint d'avoir tué son fils, comme il le souhaitait.

 

Puis Farnace ordonne la destruction de la Pyramide : Tamiri laisse son enfant à Berenice, avant d'être répudiée et par sa mère et par son roi.


Parallèlement, Selinda parvient à persuader Gilade et Aquilius d'intercéder en faveur de l'enfant auprès de Pompeo. Ce dernier, ému par l'innocence du petit, le confie à Aquilius.


Berenice ne l'entend pas de cette façon : elle réclamera au vainqueur romain la mort de son petit-fils. Elle offre la moitié de son royaume pour cette mort. Tamiri offre la moitié du sien pour sa vie sauve.


Gilade et Selinda complotent de leur côté contre Pompeo.


Après un attentat manqué par Farnace et Aquilius, le Roi démasqué est enchaîné. Les capitaines décident de tuer Pompeo et Berenice : l'illustre général sauve la vie de la reine de Cappadoce et Farnace le sauve.


Pompeo pardonnera à tous, dans un grand souci de concorde, et convainc Berenice de réhabiliter son gendre en son estime. Tout rentre dans l'ordre..." (Anaclase.com)

 

L'opéra met un scène un trio impossible, Bérénice, Pompée, Farnace. Tous trois sont affrontés pour des raisons politiques contraires : rien ne peut a priori les rapprocher. Le souci d'épargner sa lignée et de protéger son clan demeure incorruptible.

Devraient-ils mourir, rien ne peut infléchir leur honneur. Nous avons là l'un des operas serias les plus profonds de l'écriture Vivaldienne.

Par haine de Farnace, Bérénice se rapproche de Pompée, tandis que Pompée le romain est l'ennemi juré de Farnace. Entre ces deux figures du pouvoir, étouffe l'épouse de Farnace, qui est aussi la fille de Bérénice, Tamiri, remarquable portrait de femme, soumise et digne, douloureuse mais tenace, hautaine et mystérieuse comme son rang l'exige.

 

 

A force d'épreuves où l'amour rompt les trames des intrigues politiques, où l'humain défie en définitive la Loi, la clémence vaincra tout, et dans une sorte de "happy end" ou de lieto finale, chacun pardonne et l'opéra s'achève sur une note positive par la réconciliation des rivaux. En dépit des oppositions passées, il existe une voie de la sagesse qui permet de "vivre ensemble".

Le pardon est possible, et dans cette fin heureuse, c'est déjà la philosophie humaniste de l'esprit des lumières qui point à l'horizon. Là encore, ce qui convainc c'est l'étoffe psychologique des héros : leur faille et leur démesure humaine, tendre, haineuse ou passionnelle. Il faut toute la furia dramatique habituelle des grandes voix baroqueuses pour exprimer la "passion vivaldienne". (Classique.news)

Extrait de ce site, très complet  ICI  (je t'en recommande la lecture)

 

L'Opéra du Rhin, à Strasbourg, remet à l'honneur un chef d'oeuvre oublié de Vivaldi. (Alain Kaiser)

 

Commençons par un peu de lecture :   ICI l'Article de base

 

Farnace, de Vivaldi, à l’Opéra de Strasbourg

Durée 02:47:28
Chorégraphie de Lucinda Childs

Filmé le 30/05/2012 | En ligne encore pendant 152 jours et 10 heures

Description

Querelles dynastiques et alliances opportunistes dans la Rome antique : Farnace s’inscrit dans la tradition de la tragédie « cornélienne ». Emmené par une composition virtuose de Vivaldi, et un livret du poète Antonio Maria Luchini, Farnace a connu un succès immédiat lors de sa première en 1727. Et a été beaucoup représenté, dans sa version originale ou modifié (pas moins de 6 partitions écrites par Vivaldi, sans compter des d’ajouts d’arias à discrétion des chefs) dans les années qui suivirent.



 

 

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