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Balade au ruisseau de Saint-Remèze

Sympathique balade au ruisseau de Saint-Remèze ce jeudi 10 avril en présence de quelques adhérentes du SEL, Système d’Échange Local. C’est sous la houlette d’Emile Ghaye un Belge plus ardéchois que les ardéchois, que le petit groupe a déambulé le long du ruisseau peuplé de chants d’oiseaux et de bien belles plantes.

Le sureau prépare déjà ses ombrelles qui nous donneront des baies noires chères tant aux oiseaux qu’aux hommes. Cet arbre est rentré dans l’histoire comme le protecteur du foyer, l’arbre aux fées ou encore le pharmacien de la maison.

Je découvre le houblon, insolite chez nous, dont les lianes herbacées partent à la conquête de supports et dont on peut aromatiser la bière.  

La chélidoine ou herbe d’esclaïre en occitan, grande éclaire ou grande hirondelle, dont le latex orangé guérit les verrues aime bien s’installer aux abords du beau lavoir.  

La jolie bourrache poilue aux fleurs bleues dont l’huile est utilisée en cosmétique contre le vieillissement de la peau, dont les fleurs et les jeunes feuilles se consomment en omelette ou salade épanouit ses étoiles d’azur.  

La bardane sort de terre et prépare ses petits fruits qui apaisent les douleurs intestinales, freinent la chute des cheveux, préviennent la calvitie, traitent l’acné et les furoncles et dont les fleurs s’agrippent aux poils des animaux et aux pantalons.

Avec les jolies samares vertes ou blanches des vénérables érables, Maïté joue à hélicoptère. On montrera cela à nos petits-enfants ainsi que le fruit du buis qui ressemble à trois hiboux en pleine réunion.

Les nombreux cornouillers, dont le bois fait d’excellents manches de pioche et de fourche, colonisent les environs.  

La pimprenelle dont les feuilles ont un goût de concombre peut se déguster en salade, et remplacer le persil, ses vertus hémostatiques puissantes lui valent le surnom de « qui absorbe le sang » et elle a de nombreuses autres propriétés.

L’arbrisseau coronille éclaire la garrigue de son jaune éclatant aux côtés des fleurs blanches étoilées de l’amélanchier qui nous donnera ses baies à l’automne.

La prêle, bien à l’ombre des berges du ruisseau, riche en potassium et en calcium a un effet reminéralisant et diurétique.

La haute cardère encore sèche dresse fièrement ses capitules au dessus des fourrés. Autrefois utilisés pour carder la laine, on la nomme poétiquement « cabaret des oiseaux » parce que ses feuilles, soudées par deux autour de la tige, forment un petit réservoir qui offre aux oiseaux, papillons, abeilles, bourdons et syrphes des abreuvoirs naturels. 

Autant de plantes que les dix participants ont observé avec intérêt. Sans compter le moulin du Touroulet, celui de la Blanchane dont il reste quelques vestiges et celui de Patrou que nous n’avons pas trouvé…

Bien sûr, il y avait les locales à l’origine de l’événement : moi même et Sylvane Lucot, toujours à la recherche de curiosités.  

Qui de Marina, Maïté, Monique, Maryse, Dominique, Éliane ou Jean-Marc prépare une nouvelle sortie ?

Le SEL au moulin

Le SEL au moulin

Notre "javelas" en fleurs

Notre "javelas" en fleurs

Tag(s) : #coup de coeur